Le Billet de Mai

N’AVAIS-JE PAS RAISON ?

Quand je vous disais dans mon précédent billet qu’on pouvait s’attendre à une vive remontée des marchés. Rendez vous compte que le simple CAC40 est passé de 3600 à 4650 en quelques jours seulement ! Soit près de +30% quand même !

SOYONS POSITIF

Selon le proverbe populaire, ʺà tout malheur, quelque chose est bonʺ, voici ce qui peut être retenu comme positif depuis le début de cette crise sanitaire :

- La nature reprend ses droits. Venise est méconnaissable (dans le meilleur sens du terme) et les indiens voient l’Himalaya à 200 km qu’ils n’arrivent jamais à voir à cause du nuage de pollution.

- On respire même dans les villes les plus polluées d’ordinaire.

- Se retrouver soi-même et se recentrer sur l’essentiel.
Il faut simplement souhaiter qu’en sortant de cette crise sanitaire, on ne retrouve pas nos mauvaises habitudes d’avant.

VŒU PIEU ?

À chacun de faire en sorte qu’il en soit autrement.

TOUT EST À L’ENVERS

Hier, j’ai appelé une maison de gestion de fonds pour comprendre la raison pour laquelle leur fonds patrimonial (c’est-à-dire prudent ou flexible) affichait une moins bonne performance que leur fonds pur actions.
La réponse ne s’est pas fait attendre : parce que les marchés ont surréagi autant à la hausse (rebond) qu’à la baisse.

LA PREUVE EN EXEMPLE

Carmignac Investissements (-1,30%) qui investit sur le marché des actions dans le monde affiche à présent une performance meilleure que Carmignac Patrimoine (-2,30%) ou encore le fonds Pluvalca-Disruptive- Opportunities noté 6 sur 7 est à -4,25% ce jour contre Trusteam-Optimum noté 2 sur 7 qui est à -6,22% !

TOUT EST CHAMBOULÉ

Il est donc frappant de noter que le SRRI qui est censé être le niveau de risque noté de 1 à 7 (du moins risqué au plus risqué) est totalement chamboulé et montre par là qu’il est loin d’être facile d’évaluer le risque des fonds de placement. Si aujourd’hui un fonds noté 6 nous fait prendre moins de risque qu’un fonds noté 2, c’est à ne plus rien y comprendre !... Et la veuve de Carpentras va en perdre son latin.

CONFIANCE, VOUS AVEZ DIT CONFIANCE ?

Et dans ces conditions, quel intérêt et quelle confiance peut encore avoir l’investisseur (et son Conseil) dans ces mesures d’échelle de risque ?
Cela ne veut plus rien dire du tout.

Mais alors, à qui se fier si on ne peut même plus faire confiance aux indicateurs de nos instances de contrôle ?

DEUXIÈME VAGUE OU PAS ?

Si vous me suivez, vous savez que je fais partie de ceux qui s’attendent à une deuxième vague notamment parce que la prise en compte de l’état sanitaire aux USA n’est pas encore totalement intégrée dans les cours de bourse.
Le problème, c’est que je ne sais pas quand. Si vous avez des infos, ce serait sympa de me les faire passer...

Achevé le 29/04/20 17:30 © SIGMA Finance Consult - Pascal Nivoley 04/20

Que penser de cette (nouvelle) crise ?

Vous êtes nombreux à vous interroger et à m’interroger sur cette crise hors du commun que nous traversons tous ensemble actuellement.

 

Il est vrai tout d’abord qu’à l’exception des plus anciens d’entre nous qui ont connu la guerre (la deuxième), personne n’avait pu vivre de tels événements et des circonstances comme celles que nous traversons.

 

Se retrouver tous confinés à nos domiciles comme nous le sommes, vivre chaque jour une sorte de ″couvre-feu″ de jour comme de nuit, jamais nous n’aurions pu ne serait-ce que l’imaginer.

 

Le principal est de bien prendre soin de nous et de nos proches surtout les plus âgés et les plus fragiles. Et pour nos placements ?

 

Le CAC40 a déjà abandonné 30% depuis le 1er janvier de cette année et même près de 40% depuis son plus haut de février.

 

Partout en Europe c’est la même musique. Seul pour l’instant l’Amérique du Nord n’a pas connu de telles baisses mais c’est peut-être pour un très proche avenir.

 

Alors que faire et que penser ?

 

Comme je l’ai dit à certains, déjà la première des choses est de ne surtout pas céder à la panique. Je sais, d'aucuns me diront que c’est plus facile à dire (ou à écrire) qu’à faire.

 

C’est pourtant le meilleur conseil à donner au cœur de la crise.

 

Car il y aura un ″après″.

 

Sauf à penser que la fin du monde est toute proche et n’est qu’inéluctable ?

 

Personnellement je ne le pense pas. Oui j’assume même s’il y a toujours un risque que je me trompe…

Il y aura un après et je pense même que cet après ne va pas se faire attendre très longtemps.

 

Bien sûr il y aura de nouvelles crises ensuite, ça, nous n’y échapperons pas. La vie est ainsi faite qu’il faut toujours que nous allions de crise en crise.

 

Mais encore une fois à la seule et unique condition que cette crise du coronavirus ne soit due qu’à cette épidémie voire pandémie vu l’ampleur qu’elle a prise, il y a fort à parier qu’une fois le pic passé (et nous n’y sommes pas encore), les décès diminueront de jour en jour et nous finirons par retrouver une vie normale et la fin de ce confinement et son chapelet de mesures coercitives.

 

Bref, il faudra que nous reprenions le chemin du boulot (pas à la maison) mais une vie faite aussi de sorties au resto, en voyage, balades, etc.

 

Et donc l’économie repartira et soyons optimistes, repartira à vitesse grand V comme si nous voulions rattraper tout ce temps perdu.

 

C’est ce temps que j’essaie d’anticiper.

 

C’est pourquoi depuis le début de cette crise mon souci est de trouver des points d’entrée sur les marchés financiers en vous proposant des arbitrages du fonds en euro vers des fonds actions rigoureusement sélectionnés.

 

Et comme je le fais d’habitude, en vous assurant que les futures plus-values seront mises à l’abri.

 

À présent, continuez à prendre soin de vous et de vos proches, et n’hésitez pas à revenir vers moi pour toute question.

 

Et avec une pensée pour tous nos ″soignants″.

 

Je reste à votre disposition et vous souhaite le meilleur.

 

 

 

PS : À l’heure où je finis ces lignes, je vois que le CAC40 clôture à +8%. Tout espoir est permis même s’il doit encore finir à -9 demain ou après-demain.

Le billet du jour

"Vendre au son du violon ou du canon ?"

Oui c'est la question du moment. Alors quelle est la bonne réponse selon vous ?

Oui, c'est vendre au son du violon et acheter au son du canon.

Rappelez vous ce que disait Warren Buffet, quand mon chauffeur de taxi me parle bourse, je vends.

Donc la question à se poser - la bonne question - dans ces périodes un peu troublées (et c'est un euphémisme), c'est quand va survenir le bon moment pour faire les soldes ?

Les soldes, je veux bien-sûr parler du bon point d'entrée sur les marché actions quand celles-ci vont s'acheter à bon prix.

Et trouver les bons fonds d'investissement sur lesquels investir.

Sauf si vous pensez que la fin du monde est arrivée !...